Paroisse Colomiers

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Le Cycle de l’eau vive

Lorsque nous allons dans les Pyrénées, nous sommes attirés par la neige, même si elle est moins abondante ces derniers hivers, malheureusement, et par les torrents qui dévalent les pentes et égayent le fond des vallées. Les conduites forcées, si elles sont moins poétiques, sont tout aussi fascinantes : Grâce à l’intelligence humaine, l’eau est retenue par un barrage puis envoyée beaucoup plus bas, grâce à ces conduites, jusqu’à la centrale qui va transformer la force hydraulique en électricité. Puis l’eau retourne à la rivière pour continuer à rendre ses multiples services ! Les riverains et vacanciers semblent s’être accommodés depuis longtemps de cette ressource moins polluante que d’autres et avec des risques limités, si l’étanchéité des barrages est bien vérifiée et si on n’est pas dans le gigantisme qui dénature l’environnement.

La montagne d’une façon générale est un lieu de ressourcement car l’air y est pur et les paysages sont splendides. On peut contempler la Création à travers les roches, les plantes, les animaux. C’est un lieu spirituel car on s’élève. Jésus aimait entraîner ses disciples sur la montagne pour prier avec eux et pour les enseigner. Non pas pour fuir la vie de la plaine, mais pour pouvoir y revenir ensuite, remplis de force intérieure.

Jésus était aussi un adepte des puits. A la fois pour pouvoir se désaltérer, mais aussi pour pouvoir converser et donner lui-même de l’eau vive, comme à la femme samaritaine.

L’électricité n’existait pas de son temps, ni les centrales hydrauliques. Pourtant, c’est toujours sur la montagne qu’il a dit à ses disciples : « Vous êtes la lumière du monde ». Alors, comment transformer l’eau vive de sa Parole et de son Amour en lumière pour éclairer le monde ?

Notre foi ne nous force en rien, mais l’aventure qu’elle nous procure est pleine de remous. Jésus nous entraîne à sa suite, et notre vie de foi est parfois calme et recueillie comme l’eau des lacs de montagne, parfois très puissante lorsqu’elle rejoint celle des autres croyants et qu’ensemble nous faisons le grand saut pour nous risquer à rejoindre le monde et ses besoins d’éclairage. Le mystère de la transformation de nos bonnes volontés en témoignages qui peuvent être lumineux nous dépasse, ce qui compte, c’est de garder la pureté de la goutte d’eau qui est rappelée à notre baptême.

Notre vie de foi continue son cours d’eau à travers les plaines où le livre de l’Apocalypse nous dit que le fleuve de vie irrigue les arbres de vie qui fructifient et dont les feuilles servent de remèdes pour les nations (Ap 22,1-2).

Bon Carême à tous, dans l’accueil, la contemplation, le partage de l’eau vive de Dieu.

P. J-Christophe Cabanis, édito de l'Espace 85, mars 2020

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